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Un jour un livre : Woody Allen Dentiste mystérieux à Manhattan et autres nouvelles

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Je commence cette série d’un livre sur New York, par le plus New yorkais des New yorkais que l’on trouve plus dans la rubrique cinéma que littérature. Pourtant voilà un petit recueil de neuf nouvelles sans prétention avec à l’humour de Woody.

On y retrouve des tueurs en série qui se plaignent d’être les premiers suspectés dès que trois ou quatre victimes sont tuées de la même façon. Dans New york, les flics sont régulièrement contactés par des zoos pour faire des remplacements lorsque l’ours titulaire est en congé maladie ; les dessinateurs de la police refusent de faire des portraits-robots tant que le suspect ne vient pas prendre la pose ; et un Grand Congrès des Ennemis se tient chaque année sur la Côte Est… Et bien sûr un dentiste.

Petit volume 70 pages petit prix 2 euros, petites nouvelles, mais un plaisir immense avec lequel on passe un agréable moment. L’humour de Woody se retrouve à chaque page.

Pour découvrir une autre face du talent de Woodu Allen

Références

Broché: 70 pages
Editeur : J’ai lu (24 août 2009)
Collection : Librio
Langue : Français
ISBN-10: 2290014737
ISBN-13: 978-2290014738

New york : Un jour une chanson Nougayork

Les paroles, la musiqe, c’est New york vu par un toulousain.

Et je les ai toujours en tête..

Dès l’aérogare
J’ai senti le choc
Un souffle barbare
Un remous hard rock
Dès l’aérogare
J’ai changé d’époque
Come on ! ça démarre
Sur les starting blocks

Gare Gare Gare
Là c’est du mastoc
C’est pas du Ronsard
C’est de l’amerloque
Sera ce la bagarre
O.K. j’suis ad hoc
J’aurai l’gros cigare
En or, les pare chocs

Dès l’aérogare
J’ai senti le choc
Faut rentrer dare dare
Dans la ligne de coke
Un nouveau départ
Solide comme un roc
Une pluie d’dollars
Ici Nougayork

Ici Superstar
J’suis gonflé à bloc
C’est l’enfance de l’art
C’est l’oeuf à la coque
À moins qu’un lascar
Au détour d’un block
Et sans crier gare
Me découpe le lard
Façon jambon d’York

Un avis sur Manhattan Ghost

http://theimaginarium.forumactif.org/t144-editeur-riviere-blanche#2485

Manhattan Ghost, de Philippe Ward et Mickaël Laguerre

Critique de Malka

Avec Manhattan Ghost, Philippe Ward et Mickaël Laguerre nous proposent de redécouvrir le vrai visage de New York. Ce n’est pas l’optique touristique qui y est prégnante. En effet, on n’y trouve pas une visite guidée de lieux populaires, mais une immersion dans un New York caractérisé par sa constante effervescence, son histoire, sa structure et sa culture. Les deux artistes dépassent l’image superficielle, populaire et touristique, pour s’attacher à son « vécu », à ses habitants, ainsi qu’aux valeurs qu’elle véhicule.
Dans ce sens, la nouvelle et les photographies s’avèrent complémentaires et efficaces : le lecteur se retrouve plongé au cœur de la ville et plus précisément dans le quartier de Manhattan dès les premières pages.
Le livre, se composant de doubles pages images-texte (chacun se tenant sur une pleine page, face à face) gagne donc son efficacité par son organisation. Loin de tenir le simple rôle d’illustrations pour les photos ou de simple accompagnement écrit pour la nouvelle, les deux possèdent leur propre cohérence, et grâce à leur complémentarité, insufflent l’esprit new-yorkais au fil des pages.

Dès que l’on tourne les pages, les photographies de Mickaël Laguerre nous invitent au voyage. Celui ci diversifie les situations et les angles de prise: vues aériennes, moments d’animation des rues, scènes prises sur le vif, monuments et bâtiments célèbres ou plus anonymes, scènes diurnes ou nocturnes. Les couleurs et les jeux de lumières subliment également certaines de ces photographies. D’ailleurs, qu’elles soient en couleurs ou en noir et blanc, chacune d’entre-elles porte une part de l’âme des lieux. Elles sont vivantes et semblent vouloir partager avec le lecteur des instants d’intimité figés dans le temps.

La nouvelle nous aide également à entrer dans la ville et plus précisément dans le quartier de Manhattan, en compagnie de Lisa. Personnage principal de la nouvelle, elle s’avère un personnage riche et bien construit, que l’auteur prend le temps de nous présenter et que l’on accompagne avec plaisir. Pure New-yorkaise, malgré ses origines irlandaises, qui lui valent une jolie chevelure rousse, elle aime New York, ses rues et son animation et nous fait partager son affection. Si le départ reste très réaliste, assez proche de l’image que l’on se fait de la ville, l’histoire vire bientôt au fantastique, quand Lisa se retrouve dans un New-York parallèle peuplé de fantôme. Elle oublie les crimes horribles sur lesquels elle enquête dans la réalité pour se consacrer à une énigme bien différente, puisqu’il s’agit de résoudre la disparition de John Lennon. L’auteur nous emmène donc dans ce New York parallèle, à la fois si particulier, mais finalement si peu différent et ponctue son récit de personnages célèbres et de références musicales, artistiques et culturelles. Si certaines me sont inconnues, d’autres sont très évocatrices et contribuent à intensifier l’esprit new-yorkais que les auteurs ont voulu transmettre.
La musique tient d’ailleurs une place importante dans le récit. Chaque chapitre débute avec en introduction les paroles de chansons. Si elles vous sont familières, elles vous trotteront dans la tête pendant la lecture ou en admirant les photographies, sinon, vous pourrez toujours faire de belles découvertes en visitant le site consacré à New York (et par conséquent au livre) proposé par les deux artistes : http://visiondenewyork.com/
La musique apparait également dans la nouvelle comme un rêve, un moyen d’évasion et, on le devine, d’évolution (voire de révolution) dans la vie de Lisa.
Le style fluide de l’auteur agrémente le voyage. Seulement la résolution de l’intrigue semble un peu rapide (voire facile). On quitte pourtant Lisa à regret, tant elle s’est révélé un personnage attachant et un agréable guide et on garde le sourire, car on peut deviner que la magie de New-York saura opérer et lui accorder des jours meilleurs.

En conclusion : je me suis laissée séduire par la vision de New York proposée par Philippe Ward et Mickaël Laguerre. Photos, texte, références musicales, culturelles et artistiques contribuent à dévoiler toute la richesse et les nuances de New-York. Immersion totale assurée !

La semaine du rousillon parle de Manhattan Ghost

Livre
Manhattan Ghost
La semaaine du rousillon

Petit coup de projecteur sur un ouvrage hybride. Cet hommage à New-York, constitué de photos superbes et d’un texte de fiction est aussi l’accomplissement d’un père et d’un fils. En effet les images sont de Mickaël
Laguerre et le récit est celui de son père, Philippe Ward.
Et si les deux sont originaires du sud de la France, c’est justement ce regard
européen sur la grosse pomme, ville que le commun des Français connaît
si bien et si mal à la fois, à travers le prisme du cinéma et de la télévision,
qui en fait un ouvrage unique. Un peu comme une déclaration d’amour à
la cité tentaculaire.
Et quand on lit le pitch du texte, on se dit qu’il y a de quoi envoûter : Lisa
Kilpatrick, une pure New-Yorkaise, travaille dans la police, mais sa véritable
passion demeure la musique. Un soir par semaine, après son service,
elle joue du piano et chante dans un club new-yorkais. Un jour, elle assiste
au Manhattanedge. Un soir par an, le soleil couchant se retrouve juste au
milieu de la 14th Rue, dans un alignement parfait vers l’Ouest. Et là, elle va
basculer dans un autre monde, celui des Fantômes de Manhattan.

Vous pouvez commander Manhattan Ghost dans toutes les bonnes librairies,
sur les sites de vente en ligne ou directement sur le site de l’éditeur :
www.riviereblanche.com
Manhattan Ghost Philippe Ward et Mickaël Laguerre
Editions Rivière Blanche
10 euros